| 1 | Clermont Auvergne | 91 |
| 2 | Toulon | 90 |
| 3 | Stade Toulousain | 79 |
| 4 | Castres | 74 |
| 5 | Racing Métro 92 | 73 |
| 6 | Montpellier | 73 |
| 7 | USAP | 61 |
| 8 | Biarritz | 57 |
| 9 | Bayonne | 57 |
| 10 | Grenoble | 54 |
| 11 | Stade Français | 54 |
| 12 | Bordeaux Bègles | 47 |
| 13 | Agen | 31 |
| 14 | Mont de Marsan | 16 |
| 15 | Castres ou Clermont | 0 |
La partie débutait par une fantastique occasion en faveur des Toulousains. Sur un regroupement, Castres perdait le ballon, qui était récupéré par Kelleher. Ce dernier tapait à suivre et Médard, dans l'en-but après avoir tapé à son tour au pied, ne pouvait aplatir. Dommage, car il s'agissait d'une opportunité énorme. Quelques minutes plus tard, alors que les visiteurs avaient tendance à dominer du point de vue de l'occupation, ils bénéficiaient d'une pénalité après une faute adverse sur un ruck. Skrela ouvrait le score.
A la 11ème, un ballon tapé par Tillous-Borde était contré par Kunavore à hauteur de la ligne médiane. Le Fidjien récupérait le ballon, sprintait, se débarrassait d'un crochet du dernier défenseur et allait entre les barres. L'affaire prenait bonne tournure, d'autant plus que dans la foulée, Skrela réussissait un drop sur une passe pourtant difficile à négocier de la part de Kelleher. Moins de 120 secondes plus tard, le CO débloquait son compteur, par un drop du jeune demi d'ouverture Boscus.
Malgré un terrain rendu lourd par la pluie qui s'était abattue dans la journée sur la ville, on assistait à une partie enlevée, où les deux équipes cherchaient à exploiter le moindre ballon. Quelques en-avants étaient inévitablement commis, mais globalement, on assistait à une partie agréable, plutôt dominée par les Toulousains. Après un échec de Lagardère sur une pénalité, Skrela ne connaissait pas plus de réussite pour une faute commise sur lui-même, le score restait à 13-3 (23ème). Mais alors que l'emprise stadiste ne se démentait pas, une bonne échappée de Skrela conduisait à une faute castraise pour un talonnage à la main. Cette fois, le demi d'ouverture passait les trois points.
Tout réussissait décidément à Toulouse : sur le coup d'envoi ou presque, Heymans s'échappait superbement, et après avoir fait la différence, donnait à Skrela, qui fixait le dernier défenseur pour transmettre à Kunavore, qui inscrivait son deuxième essai personnel. C'était le moment où la partie était interrompue pour une impressionnante averse de grêle.
Le match reprenait, mais ne changeait pas de physionomie. Le Stade tentait beaucoup, réussissait souvent, alors que Castres, au contraire, semblait fébrile et commettait beaucoup de maladresses, que ce soit à la main ou au pied. La pause était atteinte sur le score de 21-3, et s'il était trop tôt pour pavoiser, la mainmise des Rouge et Noir sur ce premier acte incitait à l'optimisme.
La partie reprenait sur un essai toulousain : Médard récupérait un ballon à hauteur de la ligne médiane et réalisait un numéro extraordinaire au coeur de la défense adverse. Il délivrait un ballon à Heymans, proche du caviar, qui aplatissait. Le suspense était tué, et Toulouse se trouvait en possession d'empocher le point de bonus offensif.
La suite allait être confuse des deux côtés, ce qui était inédit côté stadiste. Plusieurs ballons étaient perdus, mais cela ne permettait pas aux locaux, le plus souvent cantonnés dans leur camp, de se montrer dangereux. Il n'y avait vraiment pas grand chose à signaler, si ce n'est que les hommes de Novès, en investissant régulièrement les 22 tarnais, étaient jusqu'ici à l'abri de toute mauvaise surprise.
Mais le CO allait profiter de sa première incursion dans le camp stadiste pour marquer : un petit ballon de Tillous-Borde était récupéré par Sanchou devant Kelleher, et l'ancien Albigeois marquait en deux temps. Les pensionnaires de Pierre Antoine avaient concrétisé leur première occasion de la partie, et le Stade devait repartir en quête du bonus.
Le score n'allait plus évoluer malgré une belle occasion pour Bélie, au terme d'une deuxième période bien moins emballante que celle qui l'avait précédée. Toulouse repartait de Castres sans le bonus offensif qui lui avait longtemps tendu les bras, mais réalisait néanmoins une excellente opération, susceptible de surcroît de lui permettre d'aborder la H Cup en toute sérénité.